Les fissures thermiques au plafond représentent un défi technique majeur dans le bâtiment moderne. Ces désordres, causés par les variations de température et l’expansion différentielle des matériaux, touchent particulièrement les constructions récentes équipées de systèmes de chauffage performants. Loin d’être un simple problème esthétique, ces fissures révèlent souvent des défaillances dans la conception thermique ou la mise en œuvre des ouvrages.
La compréhension des mécanismes de fissuration thermique nécessite une approche scientifique rigoureuse. Les cycles de dilatation-contraction, amplifiés par les écarts thermiques saisonniers, sollicitent continuellement les matériaux de construction. Cette contrainte mécanique répétée finit par dépasser la résistance à la traction des enduits et revêtements, provoquant l’apparition de fissures caractéristiques.
L’enjeu technique consiste à identifier précisément l’origine de ces désordres pour apporter une solution durable. Une réparation superficielle sans traitement de la cause première conduira inévitablement à une récidive, souvent plus importante que la fissuration initiale. Cette approche méthodologique garantit l’efficacité et la pérennité des interventions de réparation.
Diagnostic technique des fissures thermiques au plafond selon la norme DTU 25.41
Le diagnostic précis des fissures thermiques constitue la première étape cruciale d’une réparation réussie. Cette phase d’investigation technique permet de distinguer les fissures de retrait thermique des autres pathologies structurelles. L’expertise s’appuie sur des protocoles normalisés qui garantissent la fiabilité du diagnostic et orientent vers les solutions de réparation appropriées.
Identification des fissures de retrait par dilatation différentielle
Les fissures de retrait thermique présentent des caractéristiques morphologiques spécifiques qui permettent leur identification. Elles se manifestent généralement sous forme de traits rectilignes suivant les joints entre plaques ou les points de rupture thermique. Ces fissures apparaissent préférentiellement aux changements de saison, particulièrement lors de la mise en service du chauffage en automne ou de l’arrêt en fin de printemps.
La localisation de ces fissures révèle souvent leur origine thermique. Elles se concentrent aux jonctions entre matériaux de coefficients de dilatation différents, comme les liaisons placo-maçonnerie ou les passages de poutres métalliques. L’observation de leur évolution cyclique, avec fermeture partielle en été et réouverture en hiver, confirme leur nature thermique.
Mesure de l’ouverture fissurale avec fissuromètre saugnac
La quantification précise de l’ouverture fissurale s’effectue à l’aide d’un fissuromètre Saugnac, instrument de mesure spécialisé dans l’expertise du bâtiment. Cet outil permet de mesurer des ouvertures comprises entre 0,1 et 5 millimètres avec une précision de 0,05 mm. La classification des fissures selon leur ouverture détermine le niveau d’intervention nécessaire et le choix des matériaux de réparation.
Les fissures thermiques présentent généralement des ouvertures modérées, comprises entre 0,2 et 2 millimètres. Au-delà de cette valeur, il convient d’investiguer d’autres causes potentielles comme des mouvements structurels ou des désordres de fondation. Le suivi temporel des mesures, effectué sur plusieurs cycles thermiques, permet de confirmer le caractère évolutif des
mesures est également recommandé pour vérifier si l’ouverture fissurale augmente, diminue ou reste stable lors des variations de température. Ce monitoring, couplé aux relevés de température ambiante et de surface, permet de corréler précisément l’évolution de la fissure aux cycles thermiques journaliers et saisonniers. Dans le cadre d’une expertise approfondie, ces données peuvent être intégrées à un rapport conforme aux recommandations de la norme DTU 25.41, servant de base technique aux travaux de réparation.
Analyse structurelle des joints de dilatation défaillants
Les joints de dilatation jouent un rôle central dans la gestion des mouvements thermiques d’un bâtiment. Lorsqu’ils sont absents, mal positionnés ou colmatés au fil des rénovations, les contraintes de dilatation se reportent sur les plafonds et se traduisent par des fissures rectilignes, souvent répétitives et alignées. L’analyse structurelle consiste à vérifier la présence, la continuité et l’état de ces joints aux interfaces de grandes surfaces de plafond ou aux changements de matériaux.
Un diagnostic rigoureux implique l’ouverture localisée des zones suspectes afin de vérifier la constitution réelle des assemblages (rails, suspentes, jonctions BA13-maçonnerie). On recherche en particulier les zones de blocage où le plafond ne peut plus « travailler » librement, comme des enduits durs noyant totalement un joint prévu pour être souple. Lorsque plusieurs fissures parallèles apparaissent à intervalles réguliers, c’est souvent le signe que le dimensionnement des joints de dilatation ne respecte pas les préconisations du DTU 25.41 concernant les surfaces maximales sans fractionnement.
En complément, l’étude des plans d’origine et des coupes de structure permet de comprendre la logique initiale de conception. Dans les bâtiments récents, l’alignement des fissures avec des éléments porteurs (poutres, refends, voiles béton) met souvent en évidence une absence de désolidarisation entre ces éléments et le faux plafond en plaques de plâtre. Cette analyse est essentielle pour définir, par la suite, une stratégie de réparation qui réintroduise des zones de liberté et de glissement là où elles font défaut.
Évaluation de l’impact thermique sur les matériaux BA13 et plaques de plâtre
Les plaques de plâtre type BA13 présentent un comportement spécifique face aux variations de température. Leur âme en plâtre, hygroscopique, réagit simultanément à l’humidité et à la chaleur, ce qui peut induire des déformations différentielles entre la plaque elle-même, les enduits appliqués et la structure porteuse. L’évaluation de l’impact thermique consiste donc à apprécier la sensibilité du complexe plafond à ces sollicitations, en tenant compte des conditions réelles d’exploitation (plafond chauffant, spots encastrés, combles non isolés, etc.).
On observe notamment l’état des joints entre plaques, des bandes à joint et des vis de fixation. Des microfissures longitudinales suivant les joints trahissent souvent une incompatibilité entre la souplesse de l’enduit et les amplitudes thermiques subies. Dans les pièces très sollicitées thermiquement (cuisines, pièces sous combles, salons équipés de poêles ou inserts), les cycles de montée et descente en température peuvent être beaucoup plus rapides que dans les autres zones, ce qui accélère le vieillissement des matériaux. Une caméra thermique peut être utilisée pour repérer les zones de fortes contraintes, comme les ponts thermiques ou les points chauds au droit des luminaires encastrés.
Cette évaluation technico-thermique permet de classer les plafonds selon leur niveau de risque de fissuration thermique. Elle oriente ensuite le choix des enduits (classiques ou fibrés), des armatures (bande papier ou bande armée en fibre de verre) et des revêtements de finition (peinture classique ou peinture élastomère). En résumé, comprendre comment le BA13 réagit à la chaleur vous évite de choisir des produits inadaptés qui craquelleront à la première saison de chauffe.
Préparation du support et traitement préalable des fissures
Une fois le diagnostic posé, la réussite de la réparation d’une fissure de plafond causée par la chaleur repose sur une préparation de support irréprochable. Cette phase, souvent sous-estimée, conditionne pourtant l’adhérence des enduits, la tenue des bandes armées et, à terme, la stabilité du système anti-fissuration. L’objectif est de transformer une zone fragilisée en un support sain, cohésif et prêt à recevoir des matériaux adaptés aux mouvements thermiques.
Rebouchage professionnel avec enduit toupret fibacryl ou équivalent
Pour les fissures thermiques, un simple enduit de rebouchage rigide ne suffit pas. Il est recommandé d’utiliser un enduit acrylique fibré, de type Toupret Fibacryl ou équivalent, spécialement formulé pour absorber les micro-mouvements sans se fissurer. Sa structure micro-armée agit comme un « amortisseur » entre le support et le revêtement, ce qui en fait un allié précieux pour réparer un plafond fissuré par la chaleur.
La mise en œuvre commence par l’ouverture de la fissure en « V » sur toute sa longueur, à l’aide d’un grattoir triangulaire ou d’un couteau de peintre. Ce geste, contre-intuitif, permet d’éliminer les parties friables et de créer un volume suffisant pour loger l’enduit. Après dépoussiérage soigneux, l’enduit fibré est appliqué en pression, en veillant à bien garnir le fond de la fissure. On travaille en passes fines, croisées, pour limiter les surépaisseurs et favoriser un séchage homogène.
Selon l’ouverture fissurale et la profondeur de la lézarde, une seconde passe peut être nécessaire après le premier séchage. L’intérêt de ce type d’enduit réside également dans sa compatibilité avec les bandes armées : il offre une base souple mais cohérente, idéale pour accueillir un renfort en fibre de verre ou en calicot. Vous obtenez ainsi un premier niveau de sécurisation avant même de poser les armatures.
Application de primaire d’accrochage spécial fissures julien J4
Sur un plafond soumis à des variations thermiques importantes, l’application d’un primaire d’accrochage est une étape stratégique. Un produit comme le primaire spécial fissures Julien J4 permet de réguler l’absorption du support, de fixer les poussières résiduelles et d’améliorer l’adhérence des enduits et revêtements ultérieurs. Concrètement, ce primaire agit comme une interface technique entre l’ancien plafond et le système de réparation anti-fissuration.
Après séchage de l’enduit fibré de rebouchage et léger égrenage si nécessaire, le primaire est appliqué au rouleau ou au pinceau sur une zone suffisamment large autour de la fissure. Il est important de respecter les temps de séchage indiqués par le fabricant, généralement quelques heures, afin d’éviter tout décollement ultérieur. Ce film d’accrochage homogène assure une répartition uniforme des contraintes et limite les risques de reprises visibles au travers de la peinture de finition.
Dans les pièces où le plafond a déjà été fortement sollicité (multiples réparations, anciennes peintures brillantes ou glycéro, traces d’humidité traitées), l’application du primaire sur l’ensemble du plafond peut s’avérer judicieuse. Vous créez ainsi un support « réinitialisé », prêt à recevoir une stratégie globale de lutte contre les fissures thermiques, plutôt qu’une simple réparation ponctuelle.
Pose de bande armée fibre de verre semin ou calicot renforcé
Pour contenir durablement une fissure de plafond liée à la chaleur, la simple obturation avec un enduit, même fibré, ne suffit pas toujours. La pose d’une bande armée en fibre de verre, type Semin, ou d’un calicot renforcé constitue une seconde ligne de défense contre la réouverture fissurale. Cette armature répartit les contraintes sur une surface plus large, comme une ceinture qui retient les micro-mouvements du support.
La mise en œuvre se fait généralement sur un lit d’enduit frais : on applique une première couche d’enduit (fibré ou de jointoiement), puis on maroufle la bande armée en veillant à chasser les bulles d’air. La bande doit être centrée sur l’ancienne fissure et déborder largement de part et d’autre pour être pleinement efficace. Une seconde passe d’enduit vient ensuite recouvrir la bande, toujours en couches fines, jusqu’à l’obtenir totalement noyée dans la surface du plafond.
Le choix entre bande papier et bande fibre de verre dépend du contexte. Pour les fissures de retrait thermique actives, la bande fibre de verre offre une résistance accrue et une meilleure tenue dans le temps. Dans tous les cas, la régularité de l’épaisseur d’enduit et la continuité du marouflage conditionnent le caractère invisible de la réparation après ponçage et peinture.
Ponçage technique avec abrasifs grain 120-240 pour finition lisse
Le ponçage constitue la dernière étape de préparation avant la mise en peinture du plafond réparé. Dans le cadre d’une fissure thermique, il ne s’agit pas seulement d’esthétique : un ponçage mal maîtrisé peut fragiliser la zone réparée et créer de nouveaux points de faiblesse. L’objectif est d’obtenir une surface lisse, plane et parfaitement fondue dans le reste du plafond, sans altérer l’épaisseur utile des enduits et des bandes armées.
On commence généralement avec un abrasif grain 120 pour rattraper les légères surépaisseurs, puis on termine avec un grain 180 à 240 pour lisser la surface. L’utilisation d’une cale à poncer ou d’une ponceuse girafe équipée d’un système d’aspiration limite la production de poussière et améliore la régularité du geste. Le ponçage doit rester progressif et contrôlé : mieux vaut multiplier les passages légers que forcer au risque de mettre la bande armée à nu.
Un contrôle visuel en lumière rasante, complété par un contrôle tactile du plat de la main, permet de vérifier l’absence de marches ou de creux. Ce soin apporté à la finition mécanique prépare idéalement l’application d’une peinture élastomère ou d’un revêtement souple, qui pourront alors exprimer pleinement leur performance anti-fissures sans être perturbés par des défauts de planéité.
Techniques de réparation structurelle anti-fissuration
Lorsque les fissures de plafond causées par la chaleur révèlent des mouvements plus importants ou des défauts de conception, une simple réparation de surface ne suffit plus. Il devient nécessaire de recourir à des techniques de réparation structurelle, capables de reprendre et de redistribuer les efforts au sein de l’ouvrage. Ces méthodes, plus lourdes, s’inscrivent dans une logique de consolidation globale plutôt que de maquillage local.
Parmi les solutions possibles, on retrouve la mise en place de faux plafonds désolidarisés sur ossature métallique, la création de joints de fractionnement intégrés au plafond ou encore l’injection de résines dans les supports porteurs fissurés. Dans certains cas, la révision complète du système de fixation des plaques de plâtre (rails, suspentes, entraxes) est préconisée afin de respecter les prescriptions du DTU 25.41 en matière de dilatation et de flèche admissible. Vous transformez ainsi un plafond vulnérable en un système techniquement conforme et durable.
Ces interventions structurelles exigent l’intervention d’entreprises spécialisées, disposant d’une assurance décennale et d’une maîtrise des produits de réparation haute performance. Pour des plafonds en grande hauteur ou difficilement accessibles, le recours à des équipes de techniciens cordistes peut également être envisagé, limitant le besoin d’échafaudages tout en garantissant une inspection minutieuse. Cette approche globale constitue le socle sur lequel viendront ensuite se greffer les solutions préventives et de finition.
Solutions préventives contre la récidive des fissures thermiques
Réparer une fissure de plafond causée par la chaleur est une chose, empêcher sa réapparition en est une autre. Pour éviter d’entrer dans un cycle sans fin de rebouchages et de reprises de peinture, il est indispensable de traiter le problème à la source. Cela passe par une combinaison de solutions préventives visant à mieux gérer les mouvements thermiques, à stabiliser les écarts de température et à offrir aux matériaux la capacité d’absorber sans casser ces variations inévitables.
Installation de joints de dilatation veda ou Schlüter-DILEX
Les joints de dilatation spécifiques pour plafonds, de type Veda ou Schlüter-DILEX, constituent une réponse directe aux fissurations liées aux mouvements thermiques. Ces profils, généralement en PVC ou en métal avec insert souple, sont conçus pour être intégrés dans les plafonds en plaques de plâtre afin de fractionner les grandes surfaces. Ils permettent au plafond de se dilater et de se rétracter sans générer de contraintes excessives sur les enduits.
En rénovation, leur pose implique souvent une découpe contrôlée du plafond existant sur toute la longueur du joint projeté, suivie de l’installation du profil de dilatation selon les prescriptions du fabricant. On vise en priorité les zones soumises à de fortes amplitudes thermiques ou présentant déjà des fissurations répétitives : jonction de deux ailes de bâtiment, plafonds de grande portée, points singuliers au droit de poutres ou refends. Une fois mis en place et enduits, ces joints deviennent visuellement discrets mais conservent leur capacité de mouvement.
L’intégration de tels profils permet de transformer un plafond monolithique, très sensible aux variations de température, en un système segmenté capable d’encaisser sans dommage les dilatations différentielles. Vous réduisez ainsi considérablement le risque de nouvelles fissures thermiques, surtout dans les constructions modernes très isolées où les gradients de température peuvent être importants entre les différentes zones.
Amélioration de l’isolation thermique par l’intérieur avec polyuréthane
Une grande partie des fissures thermiques naissent de contrastes de température trop marqués entre l’intrados du plafond et les volumes situés au-dessus (combles non isolés, toiture froide, terrasse accessible). En améliorant l’isolation thermique par l’intérieur, notamment à l’aide de panneaux de polyuréthane à haute performance, on réduit ces gradients et donc les contraintes mécaniques imposées aux matériaux. L’isolation devient ici un véritable outil de prévention des fissures de plafond.
Les panneaux de polyuréthane, grâce à leur faible épaisseur pour une forte résistance thermique, sont particulièrement adaptés aux rénovations où la hauteur sous plafond est comptée. Ils peuvent être intégrés dans un complexe de faux plafond suspendu ou collés en sous-face d’un plancher haut, avant la pose d’un parement en plaques de plâtre. Cette configuration permet de lisser les variations de température et d’éviter que certaines zones du plafond ne subissent des chocs thermiques répétés.
En complément, une attention particulière doit être portée au traitement des ponts thermiques (liaisons mur-plafond, chevauchements avec les gaines techniques, trémies d’escalier…). En supprimant ces « points durs » où la chaleur ou le froid se concentrent, vous diminuez les zones de tension susceptibles de générer de nouvelles fissures. Isolation performante et conception anti-fissuration vont ainsi de pair.
Régulation hygrothermique avec VMC double flux atlantic duolix
Les variations de température ne sont pas les seules responsables des fissures thermiques : les variations d’humidité jouent également un rôle majeur, en modifiant les dimensions des matériaux hygroscopiques comme le plâtre. La mise en place d’une VMC double flux performante, par exemple un système Atlantic Duolix, permet de stabiliser à la fois la température et le taux d’humidité de l’air intérieur. Vous offrez ainsi au plafond un environnement plus constant, beaucoup moins propice aux chocs hygrothermiques.
La VMC double flux limite les condensations en hiver, réduit les surchauffes en été (grâce au bypass) et assure un renouvellement d’air continu sans courants d’air brutaux. Résultat : les matériaux de plafond ne subissent plus les alternances extrêmes entre air très sec et air très humide, entre chaud intense localisé et froid brutal. Sur le long terme, cette stabilisation du climat intérieur se traduit par une réduction sensible des désordres de type fissures de retrait, cloques de peinture ou décollement de bandes.
S’il ne s’agit pas d’une solution de réparation à proprement parler, la régulation hygrothermique constitue un investissement structurant pour tous les bâtiments sensibles aux pathologies liées à la chaleur. Elle vient compléter utilement les autres mesures préventives, en agissant non plus seulement sur le plafond, mais sur le « contexte de vie » de l’ouvrage.
Application de peinture élastomère tollens elastoflex anti-fissures
En finition, la sélection d’une peinture adaptée aux mouvements du support est déterminante. Les peintures élastomères, comme la Tollens Elastoflex anti-fissures, sont formulées pour offrir une grande élasticité et une capacité de pontage des micro-fissures. Elles accompagnent les légers mouvements thermiques du plafond sans se rompre, là où une peinture classique craquellerait rapidement.
Après préparation soigneuse du support (rebouchage, bande armée, ponçage) et application éventuelle d’un primaire d’accrochage, la peinture élastomère est appliquée en deux couches croisées, en respectant les consommations minimales recommandées. Sa texture légèrement plus épaisse qu’une peinture standard contribue à homogénéiser l’aspect du plafond et à masquer les différences d’absorption entre les zones réparées et le reste de la surface.
Au-delà de son rôle esthétique, cette finition souple agit comme une « peau » protectrice capable d’absorber les micro-mouvements saisonniers et journaliers. Elle représente une dernière barrière contre la réapparition des fissures fines, à condition bien sûr que les causes structurelles majeures aient été traitées en amont. Utilisée dans une logique de système complet, elle participe à la durabilité de la réparation.
Réparation définitive avec matériaux haute performance
Dans les situations où les fissures de plafond liées à la chaleur se montrent particulièrement tenaces ou actives, l’utilisation de matériaux de réparation haute performance s’impose. Ces produits, issus de la chimie des mortiers techniques et des résines, offrent des propriétés mécaniques et adhésives très supérieures aux enduits traditionnels. Ils permettent d’intervenir au plus près des zones sollicitées, voire directement dans la structure porteuse, pour neutraliser durablement les mouvements responsables des désordres.
L’objectif n’est plus seulement de masquer la fissure, mais de reconstruire localement un système cohérent, capable de travailler avec le reste de l’ouvrage sans générer de nouveaux points de faiblesse. Bien employés, ces matériaux permettent d’approcher la notion de « réparation définitive », en particulier lorsqu’ils sont combinés à des renforcements et à des revêtements souples de finition.
Utilisation de mortier de réparation weber.rep rapid pour fissures actives
Lorsque la fissure de plafond traduit un mouvement encore actif, notamment au niveau d’un support en béton ou d’un plancher hourdis, un mortier de réparation rapide et à haute adhérence, comme Weber.rep rapid, peut être utilisé. Ce type de mortier, formulé pour les reprises structurelles, présente une résistance mécanique élevée et un retrait très limité, ce qui le rend adapté aux zones soumises à des variations thermiques et à des contraintes de flexion.
La mise en œuvre commence par un piquage soigneux du support jusqu’à retrouver un matériau sain, puis par un dépoussiérage et un éventuel traitement d’adhérence (gâchage en barbotine, primaire, etc.). Le mortier est ensuite appliqué en respectant les épaisseurs maximales par passe préconisées par le fabricant. Sa prise rapide permet de limiter les temps de blocage du chantier et de procéder plus tôt aux étapes suivantes (enduits de finition, bandes, revêtements).
Dans le cas d’une fissure qui traverse à la fois le support porteur et le plafond en plaques de plâtre, l’utilisation d’un mortier comme Weber.rep rapid dans la partie structurelle, combinée à un système d’enduit fibré et de bande armée en parement, crée une chaîne de réparation continue. Vous « désactivez » ainsi la fissure en profondeur plutôt que de simplement la camoufler en surface.
Renforcement structural avec résine époxy sika MonoTop
Pour les fissures plus critiques, notamment celles situées à proximité d’éléments porteurs ou de liaisons sensibles, un renforcement à base de résine époxy ou de systèmes hybrides type Sika MonoTop peut être envisagé. Ces produits combinent souvent un liant époxy ou ciment modifié avec des armatures (tissus, plats, barres) afin de reconstituer ou d’améliorer localement la capacité portante de l’ouvrage.
La résine, injectée ou appliquée en sous-face, pénètre dans les fissures fines et solidarise les parties dissociées, tout en offrant une excellente adhérence aux supports minéraux. Une fois durcie, elle forme un « pont » structurel très résistant, capable de reprendre une partie des efforts responsables de la fissuration initiale. Dans certains cas, ce renforcement est complété par la pose de plats ou de bandes en fibre de carbone, collés à l’époxy, qui augmentent encore la capacité de reprise des charges et limitent les déformations.
Ces techniques, très performantes, doivent être dimensionnées et mises en œuvre par des professionnels expérimentés, en s’appuyant sur des préconisations de bureau d’études lorsque la structure est en jeu. Bien maîtrisées, elles permettent toutefois de traiter des cas de fissures thermiques aggravées, là où des méthodes classiques atteignent leurs limites.
Application de revêtement souple intissé erfurt rauhfaser
En complément des réparations structurelles et des enduits techniques, l’application d’un revêtement souple intissé, comme la gamme Erfurt Rauhfaser, offre une solution de finition particulièrement adaptée aux plafonds sujets aux micro-mouvements. Ce type de revêtement, composé de fibres de cellulose et de liants spéciaux, forme une membrane continue capable de ponter les micro-fissures et d’absorber les tensions superficielles.
Posé en plein collage sur un plafond préalablement préparé (lissé, dépoussiéré, éventuellement primarisé), l’intissé se maroufle de façon à chasser l’air et à assurer un contact parfait avec le support. Une fois sec, il constitue une base homogène prête à être peinte, qui masque les petites irrégularités et uniformise l’aspect du plafond. Son élasticité relative lui permet de suivre les faibles déformations sans se rompre ni laisser réapparaître les anciens tracés de fissures.
Ce type de revêtement s’avère particulièrement pertinent dans les logements anciens ou dans les bâtiments soumis à des dilatations fréquentes, où il complète efficacement un système de réparation déjà renforcé (enduits fibrés, bandes armées, joints de dilatation). Il apporte en outre un confort visuel appréciable, en gommant la mémoire des anciens désordres.
Finition avec enduit de lissage semin Liss’Plafond haute adhérence
Pour parachever la réparation et préparer une finition irréprochable, un enduit de lissage spécialement conçu pour les plafonds, comme Semin Liss'Plafond, constitue une excellente option. Sa formulation haute adhérence, sa finesse de grain et sa souplesse de mise en œuvre permettent d’obtenir une surface parfaitement plane, prête à recevoir une peinture technique anti-fissures ou une laque mate de qualité.
Après séchage complet des couches de rebouchage, des bandes armées et, le cas échéant, du mortier ou des résines structurelles, l’enduit de lissage est appliqué en passes croisées, à la lame large. L’objectif est de « noyer » définitivement les zones réparées dans un voile continu de quelques millimètres, sans surcharger inutilement le plafond. Un ponçage final léger au grain très fin (240) vient parfaire la texture de la surface.
Associé à une peinture élastomère ou à une peinture plafond de haute qualité, ce système de lissage achève de rendre la réparation invisible, même en lumière rasante. Vous obtenez alors un plafond esthétiquement neuf, mais surtout techniquement renforcé contre les prochaines offensives de la chaleur et des cycles thermiques.
